22.07.2008

Une expérience juste parce qu'elle est drôle

24.03.2008

Blablabla, du nouveau dans les médias


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Samedi, chez mon marchand de journaux. C'est enfin le week-end, un peu de temps s'offre à moi. Comme d'habitude à ce moment de la semaine, la boutique est bondée. On fait autant la queue pour les cigarettes que pour la presse - mais qui a dit qu'elle était moribonde. Je me prépare au choix crucial qui chaque jour se présente: Le Monde ou Libé? Il m'arrive parfois de succomber aux deux, tant je déteste trancher. Or là, ces vilaines tracasseries sont vites oubliées au profit d'une nouvelle curiosité. Le présentoir est recouvert d'un journal grand format, rouge, noir et gris. Tiens, une édition spéciale du Canard? Il n'en est rien. C'est écrit en gros, Blablabla Hebdo, "N°1 nouveau, une semaine de revue des médias".

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Rapide coup d'oeil. Pourquoi ne pas tester?  La buraliste en est toute émoustillée. "Vous avez vu la pub?" me demande-t-elle. Non, on ne voit que cela sur le présentoir, cela suffit pour attirer l'attention. "Non parce que c'est seulement le deuxième que je vends aujourd'hui." Il est 18h00. Ce n'est pas le franc succès.

Alors que donne-t-il vraiment ce Blablabla Hebdo?

Dès l'édito, le ton est donné. "Autant le dire d'emblée: nous ne croyons pas à "l'actualité". C'est une invention de journalistes. Et c'est bien parce qu'il n'y a pas, dans l'absolu, de "vraie actualité", parce qu'il n'y a que des "informations", des milliers d'"informations" nouvelles qui sont "fabriquées" chaque jour, qu'il importe avant tout de faire le tri."

Bref, une revue de presse, comme l'indique la une, allant de la presse écrite, en passant beaucoup par le web, et un peu par l'audiovisuel.

965638353.gifBlablabla s'affiche comme "farouchement indépendant, appartenant à 100% à ses deux fondateurs, Stéphane de Rosnay et Frédéric Lafeuille". De fait, la ressemblance avec le Canard enchaîné s'amplifie. Stéphane de Rosnay a été pigiste pour l'hebdo. Dans une interview, il affirme en avoir "claqué la porte", car "il s'enlisait dans le ragot politique et refusait de publier des papier méchants contre les autres médias". L'homme n'en est pas à son coup d'essai, puisqu'il a déjà créé d'autres publications dont l'allure générale ressemble farouchement au Canard, comme par exempl Un doigt d'actualité.

 Le journal en lui-même fonctionne comme un agrégateur de contenu, à la différence que celui-ci est écrit et commenté. Par exemple à les blogs de Jean-Michel Apathie et de Renaud Revel servent de base pour plusieurs articles, Backchich et Rue89 également.  Pour le reste, Blablabla tape dans la presse nationale. Le tout pour le plus souvent dire du mal des gens, du monde et des médias, un peu à la manière du Canard, mais en bien plus cru parfois.

Ainsi, dans la rubrique "pendantqu'onpisse...", on trouve deux papiers titrés "Alice, la bonnasse du pays merveilleux de la réclame", et "moranconneries". Mais à côté de cela, l'épluchage de la presse est plutôt bien fait, et les infos dégagées, qui n'ont pas fait la une des journaux, franhcement intéressantes. Ainsi, "l'histoire secrète de la chute d'un puissant courtisant de Sarkozy", "le travail n'est pas une valeur mais une drogue", ou encore "trois millions de chômeurs oubliés par les statistiques". Politiquement, c'est un peu marqué, mais c'est assumé.

Au final, parce que l'on a pas le temps de tout lire, sur le papier ou sur le web, c'est une bonne piqûre de rappel qui se lit vite, et bien. La preuve. Un peu septique au début, pas un article ne m'a échappé. 

 

23.03.2008

Les déçus des élections - A Hénin-Beaumont, Steeve Briois s'en prend à tout le monde

Il en existe certains pour lesquels la défaite est amère. Steeve Briois, le candidat battu du Front national à Hénin-Beaumont en fait partie.

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Le jeune leader frontiste prédit sur son blog une "gueule de bois" pour les Héninois. Selon lui, 150 personnes ont été embauchées par le maire sortant et réélu dimanche dernier, Gérard Dalongeville, dans les trois mois qui ont précédé l'élection.

"Dalongeville a acheté une partie de la ville avec l’argent des autres, explique-t-il, toujours sur son blog. La douloureuse risque d’être salée. Car les emplois aidés par l’Etat ne l’étant plus depuis trois mois, il faut s’attendre à une augmentation exceptionnelle des impôts locaux."
 
Battu dans les urnes, Steeve Briois espère maintenant gagner devant les tribunaux.  En effet, celui-ci compte obtenir l'inéligibilité de Gérard Dalongeville. Il a d'ailleurs passé la semaine à préparer un recours devant le tribunal administratif qu'il dit avoir déposé vendredi.
 
Le ton du discours de Steeve Briois s'est de fait dégradé depuis deux semaines. Si le jeudi 6 mars, celui qui empruntait la plume de Steeve Briois (le doute est permi sur l'identité du rédacteur, la tête de liste frontiste étant évoqué à la troisième personne) évoquait "un meeting de victoire", dès le lundi 10, l'assurance n'était plus la même. "Changer de maire reste possible", "Non, l'élection du maire n'est pas jouée. 56% des électeurs ont émis un vote de défiance à l'égard du maire en portant leurs suffrages sur des listes d'opposition résolue."
 
Des listes d'opposition, certes. Mais pas uniquement à Gérard Dalongeville. Ces 56% comptaient des voix UMP, LCR et de l'Allaince Républicaine. Des opposants résolus au maire, mais également au FN.  Qu'importe encore une fois. Sentant la défaite approcher, Steeve Briois organise une polémique, en attirant le candidat battu de l'UMP dans les locaux du FN.  Une réunion qui n'a débouché sur aucun accord, mais sur une belle cacophonie, les deux candidats renvoyant l'un sur l'autre le désir de fusionner les listes. Après le second tour, Steeve Briois n'a plus que son score pour se consoler. Une progression de 10 point par rapport à 2001, alors que  "la  plupart de mes collègues de la région perdent plus de 60% de leur électorat." Un petit tacle à destination des détracteurs de Marine Le Pen.
 
Car Hénin-Beaumont n'est pas la seule commune à lui causer bien du tracas. Calais, aussi.
 
La ville a pourtant basculé à droite, avec la victoire de Natacha Bouchart sur le PC Jacky Hénin. Qu'importe pour Steeve Briois. La ville "reste à gauche".
 
  • "Il est de bon ton dans certains milieux de notre famille de pensée de se flatter de l'élection de Mme Bouchart contre le maire communiste de Calais" , regrette-t-il.
 
Décryptage 1. "Dans certains milieux" doit se comprendre, dans un premier temps, comme "dans l'entourage de François Dubout", la tête de liste du Front national à Calais lors des dernières municipales. François Dubout s'est retiré alors qu'il était en position de se maintenir au second tour, fort de plus de 12% des voix.
 
  • "Dans notre famille, les mêmes qui accusent Marine Le Pen de "trahir les fondamentaux" se félicitent d'avoir servi la soupe à Mme Bouchart qui nous crache au visage."
 
Décryptage 2. "Les mêmes qui accusent Marine Le Pen" doit s'entendre "les proches de Carl Lang". Ceux-ci ont été privés de l'investiture FN lors de ces élections, du fait de leur désaccord avec la nouvelle femme forte du parti. Certains évoquaient même un rapporchement possible dans leur ville avec le candidat UMP.


21.03.2008

Rumeur - le printemps est arrivé

 
 
Qui a osé un jour être sacarstique sur le temps dans le Nord?
 

Ce qui est terrible dans l'histoire, c'est que ce n'est pas fini...

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10.03.2008

La carte des résultats du premier tour des municipales dans le Nord

Retrouvez la carte des résultats des municipales, pour les villes de plus de 20 000 habitants sur Chroniques de mars

 

 


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05.03.2008

Municipales et cantonales 2008

Un excellent blog sur les élections de mars 2008.

03.03.2008

L'amour en campagne (4) - Metz

Je pensais en avoir fini avec le thème du coeur dans la campagne. En réalité il suffi de changer de ville pour retrouver des candidats qui misent sur le palpitant.

A Metz, ils, ou plutôt elles, sont deux.

Nathalie Griesbeck (MoDem), députée européenne. Slogan : "La compétence, le coeur en plus".

 

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 Marie-Jo Zimmermann (UMP), députée. Slogan : "Metz au coeur".

 

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Ce n'est plus des billets de blog qu'il faut faire, c'est une thèse.

A lire par ailleurs

L'amour en campagne (1)

L'amour en campagne (2)

L'amour en campagne (3)