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12.11.2007

Quand le DAL s'enchaîne

 
Dimanche 11 novembre. D’un côté, une quinzaine de militants du Droit au logement (DAL). De l’autre côté de la route, le même nombre de policiers, immobiles.

Les militants, vêtus de T-shirts jaunes, s’enchaînent aux grilles de la préfecture de Lille, scandent leurs slogans dans un haut-parleur. La rue est vide. Seuls quelques passants attrapent au passage les tracts des hommes en jaune. Le but, soutenir les familles parisiennes de la rue de la Banque, et au-delà, appeler à une action directe du gouvernement. La manière, faire du bruit, troubler la quiétude d'une journée de comémoration.

Venu les soutenir, Yannick Lavenne, des Verts, prévient : "Le logement sera certainement un sujet de débat pour les municipales, même si la ville n’est pas directement compétente, cela se joue au niveau de la communauté urbaine. S’il y a avait une vraie volonté nous pourrions construire de véritables logements sociaux. On a une vraie marge de manœuvre, il faut l’exploiter. Aujourd'hui, pour pouvoir obtenir un logement social, il faut toucher entre 1,5 et 2 fois le SMIC. Ceux qui ne touchent pas cela sont vraiment dans la détresse ne peuvent pas y prétendre. Les collectivités locales et l’Etat ne construisent pas pour ces gens là." Selon lui, le nombre de dossiers en attente sur Lille s'élèveraient à 18 000, et à 30 000 sur la métropole.

 

Un chiffre à multiplier par huit sur la région entière pour Patrick D'Honte, Président du DAL-HLM pour la région Nord- Pas de Calais.

 
Arrivés vers 15 heures, les militants du DAL sont repartis peu avant 17 heures. Un hommes de la préfecture s'est approché d'eux : "Le mieux à faire pour vous est d'envoyer une lettre lundi, il n'y a vraiment que cela. Maintenant je vous laisse cinq minutes." Une discussion s'engage entre les militants. La plupart enlèvent leurs chaînes. Un seul proteste, avant de se libérer et de s'exclamer : "Le préfet, lui, dort tous les soirs au chaud, et mange tous les jours de la viande. Il faut qu'il comprenne que ce n'est pas le cas de tout le monde."
 
De son côté, la mairie de Lille revendique 1960 logement sociaux construit pendant les sept ans du mandat dde Martine Aubry. Elle projette d'entre construire 3 500 d'ici 2011. 
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