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23.02.2008

Socialisme municipal

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Vendredi 8 février. 

Le président de la République était venu présenter lui-même le plan banlieue de sa ministre, Fadela Amara. Histoire de donner une impulsion à un projet jugé avant même sa présentation comme un peu fade.

Une belle occasion pour le Parti socialiste, d'attaquer, en cette période électorale, où l'Elysée traverse des turbulences. Il n'en a rien été.

Rue de Solférino, au siège du parti, Julien Dray s'est contenté d'ironiser. Autant sur la presse que sur le pouvoir actuel.

Vincent Léna, secrétaire national à la solidarité urbaine, qui s'exprimait avant lui, a simplement expliqué que toutes les mesures du plan ne seraient que du réchauffé. Rien en retour. Pour lui, la principale réponse du PS contre le plan banlieue serait la victoire du parti aux municipales de Mars. Sourire dans l'assistance.

Alors sommes-nous revenu à la vieille SFIO, au socialisme municipal, à très forte implantation locale, comme le prouvent les sondages sur le prochain scrutin qui donnent la gauche gagnante, mais totalement incapable de trouver la moindre place nationale ?

Au niveau de Lille, n'est-ce pas, par exemple, l'image de Martine Aubry, qui, après une carrière parisienne a préféré le beffroi de la mairie à un strapontin de ministre ?

Commentaires

En même temps, que reste-t-il au PS comme "espace politique de survie" ?

Ecrit par : Toréador | 24.02.2008

Au niveau national, l'avenir semble difficile. Où et comment se recadrer ?
A gauche ? Besancenot va former son parti.
A droite ? Il y a déjà le MoDem.

Au niveau local ces questions ne se posent pas puisque les deux autres formations sont marginales.

Ecrit par : Kanard | 24.02.2008

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