15.01.2008

Thème astrologique électoral. Du futile avant l'utile

 

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Martine Aubry est née le 8 août 1950 à 15h15. Ce jour, le soleil se trouvait dans la constellation du Lion, la Lune en Gémeaux. Niveau astrologie chinoise, sa naissance fait d'elle un(e) tigre(sse) de métal. En numérologie, elle possède un chemin de vie de 4.

Passionnant. Les astrologues et autres mystiques en tirent un corpus de conclusions visibles sur le site asthrothème.fr.

Ainsi, Martine Aubry serait plutôt Yin que Yang, sa planète dominante Saturne et ses hémisphères sud et ouest…

Assez pour en conclure que la maire de Lille aurait « un côté sérieux et grave, sage et quelque peu sévère tant [sa] concentration peut être forte au détriment d'un laisser-aller forcément plus facile et convivial aux yeux des autres. » Ou encore « plutôt introvertie, imaginative et parfois discrète, mais [avec] la profondeur et la sagesse de celles qui ne se contentent pas du bruit pour rien ou du clinquant. [Elle doute] parfois, mais [pense] que ceux qui ne doutent pas sont... un peu inconscients. » Bref Martine la bosseuse austère.

 

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Du côté de Sébastien Huyghe, né en 1969, plutôt scorpion, coq de terre, proche de Mars avec un chemin de vie de 6, c'est le côté jeune loup qui ressort. Peut-être en raison des presque vingt ans qui le sépare de sa rivale.

« L'action - mais aussi le désir et la capacité d'action – n'est pas un vain mot pour vous. Vous êtes actif, dynamique, combatif et courageux, et abattre des montagnes ne vous fera jamais peur, même si parfois, le risque fera partie de l'aventure que vous aurez entreprise, toujours avec ardeur et détermination. »
 

« Votre mode de pensée Sébastien HUYGHE est plutôt lent car vous avez besoin de temps et de tranquillité afin de tenir compte des idées et opinions de chacun, peser le pour et le contre et parvenir enfin à prendre la décision qui vous semble être la plus équitable, la plus juste et la plus équilibrée. En effet, refusant tout comportement fanatique et extrémiste, vous êtes toujours à la recherche du juste milieu. » Peut-être en allant chercher Brigitte Mauroy pour la placer en second sur la liste.

Vivement que la vraie campagne commence…

25.11.2007

D'une grève à l'autre

Lille I, sciences et technologies. L'énorme campus est vide, abandonné. Pas de trace de vie. Les bâtiments défilent et s'entremêlent. La température,elle, saisit, le froid enveloppe et décourage. Sous la semelle la terre est molle, humide, elle accorche, entrave le pas.
 
 
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Le bâtiment apparaît, avec sa grande antenne. C'est ici que se réunit la coordination nationale étudiante. On croirait un bunker équipé pour communiquer en temps de guerre. A l'extérieur, deux vigiles tournent, sans fin, autour du bâtiment. De loin, leur allure et leur uniforme noir n'est pas sans rappeler la garde noire du DPS, croisée une semaine plus tôt au congrès du Front national à Bordeaux. Encore une fois, sécuriser les abords.
 
Mais les sécuriser par rapport à qui ? Les journalistes sont grâcieusement parqués dans la salle de "quarantaine". Belle image pour la démocratie, le pluralisme et la circulation des idées. Plus besoin d'aller dans quelque régime autoritaire d'un coin oublié de la planète. C'est à Villeneuve-d'Ascq, au sud de Lille, sur le campus de Lille I. Par les fenêtres, on aperçoit de nombreux étudiants. Une dizaine fument à l'extérieur. Pas de quarantaine pour moi, même si je traine un vieux rhume.
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Mon vieux rhume, au final, je préfère le trainer à la Gare Lille Flandres. Nous sommes dimanche, cela fourmille quand même.
La gare est toujours marquée par la grève. Marquée au son. Pas un bruit de train. Ordinaire pour un dimanche, moins lorsque c'était en semaine. Pendant la dizaine de jours de conflit, la gare était bondée, les filles d'attente au guichet démultipliées par rapport à la normale. Mais, comme ce dimanche, et magré le monde, il n'y avait pas de bruit. Pas ce fond sonor, pas ce ronronnement de train à l'arrêt, respiration sourde et mécanique, dont on ne s'apperçoit jamais autant de la présence que lorsqu'elle est absente.
Aujourd'hui, comme pendant la grève, la gare ne respirait plus. Mais c'est dimanche. On le sait parce que pendant les grèves des bénévoles se relayaient aux différentes entrées de la gare pour expliquer l'intérêt du mouvement. Aujourd'hui, ils ne sont plus là. Donc tout est normal.
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Les étudiants voulaient rejoindre les cheminots. Ils n'ont pas réellement pu le faire. Mais sont-ils de la même France du refus?
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