02.03.2008

Interview d'Eric Dillies par Novopress

Sur son blog, Eric Dillies, le nouveau leader du Front national à Lille et candidat aux municipales, donne son avis et son point de vue sur la ville. Tous les jours, ou presque, un petit message. En réalité pas de grande nouveauté puisque tous sont issus d'une interview réalisée par le site d'information d'extrème droite Novopress. Plutôt que d'y aller tous les jours, autant la lire d'un seul coup.

26.02.2008

Aubry tendance victorieuse

Dur, dur de résister aux sondages. Ils ne font pas l'élection, c'est un fait. Ils créent néanmoins une tendance. Surtout lorsque deux consécutifs prédisent une victoire facile de Martine Aubry, malgré des différences notables dans les résultats.

  • Le premier réalisé par l'Ifop pour La Voix du Nord donne 48% à Martine Aubry dès le premier tour contre 20% à l'UMP Sébastien Huyghe. La liste Aubry (fusionnée avec les Verts) raflerait 66% au second tour contre 34% à son adversaire de droite.
  • Le second sondage est moins défavorable à la droite. Réalisé par Ipsos-Dell pour 20 Minutes, il accorde tout de même 42% au premier tour pour la maire sortante contre 29% à Sébastien Huyghe. Même tendance au second tour avec 60% pour le PS.

 

 

20.02.2008

L'amour en campagne (2)

Martine Aubry a-t-elle encore besoin de faire campagne ? C'est à se demander en regardant ce film officiel.
Rien à l'intérieur, si ce n'est ses quelques slogans, illustrés.
Et surtout celui-ci : "L'avenir aime Lille". Comme me le faisait justement remarquer quelqu'un, cela ne veut pas dire grand chose. A tel point que Martine Aubry elle-même (ou son webmaster) s'emballe un peu les pinceaux sur son site de campagne. Alors qui aime qui ? Allez savoir...
 
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A voir par ailleurs : L'amour en campagne

25.11.2007

D'une grève à l'autre

Lille I, sciences et technologies. L'énorme campus est vide, abandonné. Pas de trace de vie. Les bâtiments défilent et s'entremêlent. La température,elle, saisit, le froid enveloppe et décourage. Sous la semelle la terre est molle, humide, elle accorche, entrave le pas.
 
 
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Le bâtiment apparaît, avec sa grande antenne. C'est ici que se réunit la coordination nationale étudiante. On croirait un bunker équipé pour communiquer en temps de guerre. A l'extérieur, deux vigiles tournent, sans fin, autour du bâtiment. De loin, leur allure et leur uniforme noir n'est pas sans rappeler la garde noire du DPS, croisée une semaine plus tôt au congrès du Front national à Bordeaux. Encore une fois, sécuriser les abords.
 
Mais les sécuriser par rapport à qui ? Les journalistes sont grâcieusement parqués dans la salle de "quarantaine". Belle image pour la démocratie, le pluralisme et la circulation des idées. Plus besoin d'aller dans quelque régime autoritaire d'un coin oublié de la planète. C'est à Villeneuve-d'Ascq, au sud de Lille, sur le campus de Lille I. Par les fenêtres, on aperçoit de nombreux étudiants. Une dizaine fument à l'extérieur. Pas de quarantaine pour moi, même si je traine un vieux rhume.
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Mon vieux rhume, au final, je préfère le trainer à la Gare Lille Flandres. Nous sommes dimanche, cela fourmille quand même.
La gare est toujours marquée par la grève. Marquée au son. Pas un bruit de train. Ordinaire pour un dimanche, moins lorsque c'était en semaine. Pendant la dizaine de jours de conflit, la gare était bondée, les filles d'attente au guichet démultipliées par rapport à la normale. Mais, comme ce dimanche, et magré le monde, il n'y avait pas de bruit. Pas ce fond sonor, pas ce ronronnement de train à l'arrêt, respiration sourde et mécanique, dont on ne s'apperçoit jamais autant de la présence que lorsqu'elle est absente.
Aujourd'hui, comme pendant la grève, la gare ne respirait plus. Mais c'est dimanche. On le sait parce que pendant les grèves des bénévoles se relayaient aux différentes entrées de la gare pour expliquer l'intérêt du mouvement. Aujourd'hui, ils ne sont plus là. Donc tout est normal.
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Les étudiants voulaient rejoindre les cheminots. Ils n'ont pas réellement pu le faire. Mais sont-ils de la même France du refus?
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24.11.2007

Martine Aubry en 2.0

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Le beffroi serait-il tenté par la démocratie participative? La question se pose plus que jamais du côté de la mairie de Lille.

On attendait Martine Aubry sur les grandes lignes de son programme, jeudi 22 novembre. Il n'en a rien été. Ne pas partir trop tôt pour ne pas se griller. Pas d'information nouvelle, mais une belle opération de communication : la maire de Lille ouvre son blog des municipales. Bref, ce ne sera pas une seconde campagne mais une campagne 2.0 pour Martine Aubry.

Car les Lillois, comme sur tout blog qui se respecte, peuvent laisser des commentaires. Deux jours après l'ouverture, ils ne s'y bousculent pas : deux messages, un décalé, l'autre partisant. Mais mieux encore, ils peuvent participer au "projet 2008-2014". L'utilisation de cette participation n'est pas encore très lisible sur le blog, mais elle n'est pas sans rappeler le thème de la démocratie participative développé par Ségolène Royal lors de la présidentielle 2007.  Cela n'a jamais été le grand amour entre les deux femmes, mais pourquoi ne pas s'inspirer de méthodes qui ont semblées populaires?

S'inspirer seulement. Car Martine Aubry ne consulte pas uniquement les simples citoyens, mais aussi une série de personnages et d'experts locaux pour établir son programme. On doit désormais l'attendre entre le 15 et le 20 janvier. Après les voeux.

 

Mais que fait l'UMP ? 
Sébastien Huyghe tarde un peu à réactualiser son blog, plus porté sur son action que sur sa campagne. Mais de toute manière lui non-plus n'a pas encore de programme définitif.

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Photo Antoine Bayet 

En réalité, à l'UMP, les regards se tournent davantage vers la communauté urbaine. Comme l'explique Rémi Lefebvre, la communauté urbaine de Lille a un budget 3 à 4 fois supérieur à celui de la municipalité. Et donc un pouvoir proportionnel. L'objectif : gagner des sièges là où c'est possible dans les nombreux bastions socialistes de l'agglomération.

Pierre Mauroy, lui, se retire. Et pour lui succéder, on retrouve Martine Aubry pour le PS. De l'autre côté, à l'UMP, c'est Marc-Philippe Daubresse, député-maire de Lambersart, qui briguera la succession du premier ministre de François Mitterrand.

11.11.2007

L'expo Pinault : incultes, experts et vidéo

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On est branché ou on ne l’est pas. On a du style ou on n’en a pas. C’est selon.

Passage du temps n’a pas tranché, il y avait toutefois de quoi. De l’art contemporain en vidéo, en photo, en lumière : de quoi rebuter l’inculte. Et pourtant il s’y presse, avec femme et enfants. Le rez-de-chaussée de l’exposition en regorge. Le parquet sec et bruyant, les murs épais propagent le craquètement de leurs déplacements. Le vaste espace, le bourdonnement de leurs doutes. « Ya rien à voir, c’est juste une pièce vide filmée la nuit. » Concrètement, oui, l’inculte n’a pas tord. Seul le mot « juste » n’a pas sa place dans la phrase. Mais l’homme a tout de même payé son entrée. Pour ce prix, il veut comprendre, se précipite vers le cartel, s’appuie contre le mur pour le lire dans la position la plus confortable et la moins fatigante possible… et manque de tomber : pas de chance, la cloison est en tissu.

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On s’y bouscule, à l’expo Pinault. A côté des incultes, il y a les connaisseurs. On les remarque tout autant. Chapeau noir vissé sur un crâne rasé, cheveux longs et barbe fleurie, air distant et désabusé : tous différents, mais styles finement réfléchis.

On les entend aussi, les connaisseurs. « Tu te souviens à l’expo truc, c’était le même concept, mais avec une bien meilleure finition. » C’est probablement vrai. Ils s’y connaissent après tout. Sauf qu’au moment présent, on tente d’apprécier l’œuvre proposée, et que les états d’âmes désenchantés d’aigris cultivés viennent perturber un exercice parfois périlleux.

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L’exposition Passage du temps, ne tranche pas. On y trouve de l’underground à côté de ce qui se fait de plus hype. Il y a du concret, du conceptuel. Mais au-delà de la population hétérogène, on trouve au Tri Postal ce qui se fait de mieux.

 

Avec entre autres, Gilbert and George

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 Cindy Sherman

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Michel François (ici dans une autre expo)
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 Ou encore Piotr Uklanski

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Et pour finir, une oeuvre vidéo de Dan Graham, Body Press, ou le spectateur se retrouve entre deux écrans, ou les films proviennent de deux personnes face à des miroirs plus ou moins déformants.