30.01.2008

Petite courtoisie policière

Extrait d’un reportage de France 3


podcast

Ce matin les taxis manifestaient dans toute la France. Ils étaient donc 200, du côté de Lille, selon la chaîne d’information régionale.

Pendant ce temps là, les CRS, eux patientaient, autours de la place de la République. Evidemment pas avec un dispositif aussi imposant que lors du déplacement de Nicolas Sarkozy, mais la place était tout de même cernée de fourgonnettes blanches et bleues. Au point de se demander qui manifestait.

Sur le pied de guerre depuis le petit matin, le temps a dû être long pour les gardiens de la sécurité publique. Très long. Au point que l’un d’entre eux, peu après 13h, sorte en trombe de son véhicule, furibond. L’objet de sa colère : deux personnes fumant des cigarettes roulées.

 « Faut pas se gêner ! », se saisissant des dîtes cigarettes, rouge de colère.

« C’est du tabac » rétorquent les autres.

« Dans le doute ! », il jette les roulées par terre, dans l’eau stagnante, repart le pas décidé vers sa camionnette où il s’enferme.

Abus de pouvoir ?

 Voici ce qui précise le Guide paratique de la déontologie dans la police nationale, évoqué sur raidh.org

 « La relation entre la police et le public s’établit quotidiennement à l’occasion de multiples situations. Le citoyen est en droit d’attendre du fonctionnaire de police à la fois une contribution active à sa sécurité et un traitement courtois. Le policier s’efforcera donc d’associer une disponibilité totale à un comportement personnel exemplaire. Il contribuera ainsi à rehausser l’image du service public dont il est le représentant ».

Dans la simple altercation évoquée ci-dessus, il y a déjà trois manquements à la règle.

Ce qui en théorie peut aller loin, si l’on se réfère à ce texte du Sénat.

« Les manquements à ses dispositions sont, d'après l'article 6, susceptibles d'entraîner des sanctions disciplinaires, voire pénales. »