23.11.2007

Le Front national en congrès, la famille Le Pen en démonstration

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C'est le moment de ferveur patriotique du week-end. Certains ne sont venus que pour cela. Les allées du Palais des Congrès de Bordeaux, grouillantes depuis la veille au matin, se vident dès les premières paroles du discours. Quelques instants plus tard, elles sont désertes. Les stands sont abandonnés. Il ne reste guère que quelques vigiles ou autres membres du DPS dans leurs uniformes noirs pour veiller dessus. Le grand amphithéâtre, lui est plein. On applaudie pas, on acclame.

Car le Front national (FN) en congrès, c'est avant tout une chose : le rassemblement autour du chef. Qu'il soit critiqué, ou pas. Bien que certains ne le suivent plus de bon coeur, ils lui renouvellent tout de même leur confiance. Quand il parle, on l'écoute. Attentivement. Après 35 ans à la tête du mouvement, Jean-Marie Le Pen est toujours là, pas près de lâcher le parti.

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Après le discours et La Marseillaise, une longue séance de dédicace. Alors que la salle se vide, certains courent rejoindre celui qu'ils nomment avec déférence "Monsieur le président". Un tee-shirt, une casquette, un livre, une photo, une feuille de papier. Tout y passe. On s'y presse. Lui apprécie. Il reste, même si la fatigue se lit sur ses traits. Il aime la foule et l'amour qu'elle lui porte. Et à ce moment, il essaye de lui rendre.
 
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Au congrès du FN, il y a les couleurs. Du bleu, du blanc, du rouge. En drapeau, en briquet, en affiche et même en tente de camping. Et encore du blanc et du rouge, en liquide cette fois. Les vins patriotiques montent aux créneaux. Nous sommes à Bordeaux que diable!

 

2796f3b5576970dc1db6447e2bdc6792.jpgAu congrès du FN, un Le Pen peut en cacher un autre. Un peu plus tôt dans la journée, Marine Le Pen a pris la parole, avec des accents lyriques que l'on a connu avant chez son père. Ferme et énergique. Elle a tenté de montrer qu'elle aussi pouvait prendre le parti. Un jour peut-être.

 

Mais dehors les critiques fusent. "Fausse", "vendue à l'UMP", "fille à papa". Des discussions franches qui réduisent en quelques minutes les efforts de Marine Le Pen pour séduire la droite du parti. Celle qui ne veut pas de normalisation, celle qui veut continuer à être "le caillou dans la chaussure de la démocratie".