22.02.2008

SNCF, l'ouverture aussi

Tiens, un nouveau patron pour la SNCF. Tiens, c'est un ancien collaborateur de Martine Aubry : il a été son directeur de cabinet alors qu'elle était ministre du Travail. Une nouvelle étape de l'ouverture. Peut-être l'a-t-elle prévenu que lorsque les cheminots du Nord font grêve, ce n'est jamais à moitié.

Et lui au fait, est-il au courant de la nouvelle vidéo publicitaire de la sncf ?

Dans un Idtgv, on y croise un gourou de secte vendant des manuels permettant aux jeunes filles de révéler leur scrotum, ou encore encore une dépressive qui fournit la chute de la publicité : "Et toi ? T’as jamais décidé de mettre fin à tes jours ?"

La sncf change de visage.

 

15.11.2007

Ouverture version Lambersart

Par quatre fois Claude Reynaert a conduit les socialistes aux municipales de Lambersart. Une fois aux législatives. Face à lui, en 1989, 1992, 1995 et 2001, le même adversaire, Marc-Philippe Daubresse, actuel vice-président de l’Assemblée nationale.

Mais pour les prochaines élections, Claude Reynaert ne mènera plus le PS. Il a quitté le parti il y a peu. Claude Reynaert sera sur la liste de son ancien ennemi. Pour Thierry Lazaro, député-maire de Phalempin, et secrétaire départementale de l’UMP (Nord), « c’est le cas le plus emblématique d’ouverture » sur la métropole.

L'occasion d'apporter quelques explications.

 

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Photo Patrick James

Claude Reynaert, après avoir longtemps mené le Parti socialiste, votre nom sera donc sur une liste UMP aux élections municipales de mars prochain?

Ce sera une liste d'ouverture. Il n'y a jamais réeelement eu de liste UMP ou de droite à Lambersart. 

Pourquoi ce revirement ? 

C’est d'abord une évolution personnelle. Le contexte local a joué. Après l’affrontement il y a toujours eu rapprochement: je suis en dialogue constant avec Marc Philippe Daubresse depuis une dizaine d’années. En réalité c’est un centriste, et avant tout un humaniste. Et puis je n’avais plus envie de me présenter.

Au niveau national, il m’ont désespéré. Lorsque Jospin a dit que son programme n’était pas socialiste, que Ségolène Royal a dit qu’elle n’avait pas cru en son programme. Cela faisait déjà trois ou quatre ans que j’éludais la question.
Au niveau national toujours, un certain nombre d’hommes de qualité ont accepté de franchir le pas.

Au niveau local, les gens attendent la compétence, pas autre chose, peu importe l’étiquette.

Lambersart est une ville bourgeoise, avec des quartiers populaires. Quand on a un projet de rénovation urbaine qui atteint 200 millions d’euros, est-ce réellement un projet de droite ? Il y avait déjà beaucoup de similitudes dans nos programmes [celui de Marc-Philippe Daubresse et le sien]. Et puis les Lambersartois n’attendent pas quelque chose de révolutionnaire.

Que pensez-vous de Nicolas Sarkozy ? 

 Je n’ai pas beaucoup d’estime pour sa personne. Mais je crois qu’il est capable de faire bouger les choses.

Je pense qu’il faut qu’il y ait des réformes, mais il ne faut pas utiliser la démagogie pour auatnt. Il faut identifier les problèmes, et prendre en compte les adaptations nécessaires.

Si la liste de Marc-Philippe Daubresse l'emporte, quel poste aurez-vous dans la prochaine équipe municipale ?

Si nous sommes élus, je serai adjoint, plutôt sur les aspects culturels, mon domaine. Mais j'ai dit au maire actuel que je gardais ma liberté. J'ai un droit d'amendement.

Qu'en pensent les socialistes ?

Quand on est dans des échéances qui approchent, il y a forcément des frictions. Je souhaite avoir le droit à l’indifférence. Il y a des gens qui se détourneront de moi : ceuxqui me détestaient auront encore plus l’occasion de confirmer leur sentiment. Les autres cherchent des explications. Mais au final, je constate que le bilan est globalement positif.